Paludisme et Covid-19 en Afrique, deux combats aux armes équitables ?

Mis à jour : févr. 2


A l'échelle mondial, l’effort de recherche sur les pistes d’éradication du coronavirus notamment sur la mise en place d’un vaccin est l'affaire de tous.

Les laboratoires se bousculent, les scientifiques s'affairent et les médias surenchérissent.

Le moins que l'on puisse dire c'est que les intérêts humains mais aussi (ou surtout !) économiques sont énormes.


L'Afrique, aussi en émoi que les autres, est pourtant le continent le moins touché.

Et ce, malgré les prévisions catastrophiques sur cette partie du monde dépourvu de crédibilité avant même que le mal arrive.

Contre toute attente, la catastrophe a été accueillit sur un réducteur de choc. Les raisons sont multiples et quelque peu méconnues, mais disons nous les choses : l'Afrique s'en sort jusque là bien mieux que la prévision et surtout mieux que l'occident.


Ce qui ne fait pas de ce bilan provisoire une raison de réjouissance car bien des maux gangrènent ce continent.

Répertorié dans le top cinq des causes de mortalité, le paludisme qui justifierait bien plus d'effervescence que la covid-19 semble être relégué en second plan.


En 2020, la maladie du moustique ou encore celle du parasite Plasmodium falciparum a fait plus de victime que la Covid-19 sur le territoire africain. C'est un fait !

Mais force est de constater que l'engouement du vaccin anti-covid n'est pas le même face à l'éradication des maladies aux victimes principalement africaines telle que le paludisme.


Et pourtant, la majorité des soldats de santé africains se retrouvent au front Covid.


Il est légitime de se demander : Connaissons-nous réellement nos priorités?


Contextualisons :

  • Le paludisme est répondu à 90% en Afrique et les autres 10% entre l’Amérique du Sud l'inde et une infime partie de l’Europe.

  • Les médicaments sont principalement fabriqués en occidents.

  • Les meilleurs laboratoires de recherche sont localisés en occident et ceux-ci génèrent des bénéfices non négligeables.


En terme d’intérêt, l’éradication du paludisme n’est pas une priorité pour les occidentaux. La balance est faite de telle sorte que les pertes humaines sont africaines et les bénéfices économiques en direction de l'occidental. Nous n’évoquerons pas le sujet de valeurs des corps... épineux débat, sinon que constat.


A l'image du collectif international ligué contre le coronavirus .

Si nous avions eu la même effervescence depuis 1878 quand a été découvert le paludisme, n'aurions nous pas de meilleurs résultats ?


A l’africain de revoir ses priorités et sur quoi il ne devrait compter que sur lui même.

De façon générale, quel est la place de la recherche & développement dans nos pays africains ?

S'il faut compter que sur soi-même alors il faut faire de son cas une priorité.


Me dira t-on, la solution viendra t-elle d'Afrique ?

Peut-être pas, mais nous pouvons donner le ton !

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